Archive for novembre, 2017


no more

ainsi vivions-nous, était-ce aimer,
les jours sont clos, vous vivez,
le ciel s’en va, tout s’efface,
je pars, mais vous vivrez …

gérard reyne

 

Caspar David Friedrich. Lever de lune sur la mer (circa. 1821)

Caspar David Friedrich. Lever de lune sur la mer (circa 1821)

Huile sur toile, 135 × 170 cm.

Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg

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dernière bouteille …

mourir aux autres, après être si souvent mort à soi-même, dès les premiers temps de cette vie minuscule, douleur, ou soulagement ?

repensant à ce rabbin de Cracovie qui parcourait les rues, comme fou, éploré, implorant : « mes soeurs, mes frères, aidez-moi, je connais toutes les réponses … qui connaît les questions ? », surgit cette interrogation : (qu’)aurait-il  répondu ?

nous entendons, trop souvent, que l’inconscient frappe à la porte, si fort, qu’on pourrait croire qu’il est le seul à parler, comme s’il suffisait d’écouter

ce qui se comprend un jour ne répare pas l’ouvrage du temps, n’évite pas le questionnement de l’alternative, quand dire, ou taire, à qui s’adresser, en quel espace imaginaire, autre que dieu, ce non « lieu » qui ferait sens, celui-là même qui reste éternellement sans répondre ?

le temps d’écrire ce message n’est jamais que la marque du silence , dernière demeure, sans adresse, après, comme avant le passage …

gérard reyne

MUŠIČ, Zoran. Cavallini (1953)

• lithograph in colours

• arches paper, signed in pencil and numbered 166/250

• published by Guilde de la Gravure

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